Il y a, dans les peintures de Alex Katz une sorte d’exigence du minimum de l’effet, combiné à une évidence des jeux de surfaces. Une économie qui flirte avec la géométrisation sans jamais pour autant basculer vers l’abstraction.
/ A.Katz « Kynaston», 1963 / A. Katz « Landscape with a house » / 1961 A. Katz, "Ada Park", 1960
A certains moments, on sent l’influence des peintres Nabis (Vuillard, Vallotton) ou celle de Matisse (pour l’aspect radical des plans de couleurs comme découpés au scalpel).
A.Katz « Orange Interior», 1968
Dans d’autres cas c’est du côté de l’image populaire (affiches, illustrations, bandes-dessinées…) que Alex Katz prélève le raccourci de la ligne ou le principe de cadrage…
A.Katz « Peter et Lnda», 1966 / A. Katz «Ada et Vincent in a car», 1972 / A.Katz «William Dunas dance”, 1981
Les grands thèmes de Alex Katz sont le portrait (souvent des membres de sa famille, sa femme Ada, ou des amis proches...), le paysage (surtout pour les jeux de lumière), le bouquet (ou plutôt des études florales) et quelques scènes de genre (plages, portraits de groupe…).
A.Katz « Gray ribbon »,1990 / A.Katz « Dayton a Beach», 1983 / A.Katz «Poppy», 1968 / A.Katz «Good Morning», 1974
On peut aussi souligner que, par rapport à d’autres peintres de sa génération, et surtout ceux du Pop Art, il n’y a pas, dans ses peintures (ou très peu), d’histoires qui s’y racontent. Ce sont tantôt des vues, des icônes ou des clichés. Il semblerait par ailleurs que c’est ce point de jonction que cherche à atteindre Katz.
A.Katz «Green cap», 1985 / L.Vinci « La dame à l’hermine » 1490./ Revues de mode américaine, 1929-1932
En quelques quarante ans de peinture, de gravure ou de collage, Alex Katz a toujours conservé le même principe : sobriété des compositions, simplicité des masses de couleurs avec une gamme chromatique réduite par tableaux, épure du trait…
A.Katz «Anne», 1973 / A.Katz «Beach», 2003
Ce sont ces différents éléments stylistiques qui font que certains rangent aussi cette peinture du côté de la peinture naïve, pourtant, il ne vient à personne l’idée que ni Matisse, ni Seurat, sont des peintres Naïfs…
H.Matisse « Margot », 1907 / . G.Seurat « Les baigneurs », 1884
Très souvent, les grandes peintures ou les lithographies de Alex Katz sont préparées par des pochades dont la facture est plus dynamique et plus fluide. Les réalisations définitives, plus épurées, renforcent cette sensation intemporelle, comme si lissées ces peintures chercher à affirmer un caractère plus iconique.
A.Katz «Vivian (étude)», 2004 / A.Katz «Vivian », 2004